09 février 2010
Hommage à Maurice Vié
Je lisais hier un article du Midi Libre qui m'a fait penser avec émotion à Maurice Vié, l'un des fondateurs du club de l'Arago de Sète.
Pour l'avoir souvent cotoyé, lorsque j'étais jeune joueur à l'Arago, lors de tous les matchs du club auxquels j'ai pu assister (lui n'en ratait jamais un), club dont mon père a été l'entraîneur de l'équipe première pendant 5 ans, dont mon grand-père a été l'un des dirigeants, dans lequel mon oncle a été joueur et entraîneur, dans lequel ma soeur a joué, club dans lequel j'ai gardé beaucoup d'amis et pour lequel j'ai encore une tendre affection (et dont je ne souhaite pas la fusion avec un quelconque autre club !)...eh bien je me suis dit que c'était effectivement une bonne idée qu'une nouvelle salle de sport puisse porter son nom et qu'il lui soit ainsi rendu un hommage mérité.
C'était un sacré bonhome ! C'est une excellente idée de lui rendre hommage !
06 février 2010
SNCF : la mort annoncée du fret ?
Voici un article intéressant paru dans l'Humanité sur lequel un ami cheminot a attiré mon attention.
A lire !
"SNCF : petit mode d'emploi pour tuer le fret
Révélations. L’Humanité s’est procuré un document interne émanant de la direction de l’entreprise publique qui prévoit l’abandon du transport de 255 000 wagons et un recul d’un tiers des volumes transportés par rapport à 2008.
La direction de la SNCF s’est-elle fixé pour objectif de dégrader elle-même les résultats de sa banche fret ? Les conséquences de la crise économique sont régulièrement mises en avant pour justifier du recul des trafics et des volumes dans ce secteur. L’Humanité s’est procuré un document interne qui tend à démontrer que cette dégringolade est en partie organisée. Baptisé « Démarche, flux dessertes : un projet, une méthode, des résultats attendus et une équipe », ce document de 22 pages est, selon une source qui a souhaité conserver l’anonymat, en cours de finalisation par « le premier cercle dirigeant » de la SNCF. Il décrit la stratégie que veut mettre en œuvre la direction, ses « cibles » et « critères » d’abandon de trafics, et la méthode pour faire accepter ses choix par les chargeurs ainsi que les « précautions oratoires » à prendre afin de limiter l’impact politique et médiatique de la restructuration. Sollicitée par l’Humanité, la direction de Fret SNCF n’a pas donné suite à nos appels.
La SNCF veut abandonner le transport de 255 000 wagons
Á l’horizon 2010, à l’issue de son plan, dont l’essentiel doit être mis en œuvre au second semestre de cette année, la direction prévoit que la branche fret aura transporté 616 000 wagons en moins par rapport au 31 décembre 2008. Parmi eux, 361 000 « pertes exogènes », c’est-à-dire dues à une cause extérieure (conséquence de la crise économique ou concurrence des autres opérateurs ferroviaires et surtout du transport routier), mais dans le même temps, la direction prévoit, sous la pudique appellation de « flux non retenus », d’abandonner 255 000 wagons dont le transport a été jugé non rentable. Au final, malgré un gain de 103 000 « nouveaux flux », Fret SNCF s’apprête à perdre 513 000 wagons, soit un tiers du nombre total de wagons transportés en 2008.
Des objectifs réels de pertes plus élevés
Le budget de la SNCF est-il sincère quand il prévoit une baisse de 11,2 % du chiffre d’affaires de la branche fret ? Dans son document, la direction décrit la « cible » en matière de réduction des trafics par « entité de commercialisation ». Ainsi, pour les produits charbon et acier, elle prévoit un recul de 30 % du nombre de wagons transportés, de 35 % pour la chimie, de 50 % pour le transport d’automobiles et les produits de grande consommation, et de 30 à 45 % pour l’agriculture et les produits de carrière. L’ampleur de ces cibles est plus élevée que l’addition des pertes réalisées en 2009 et celles prévues au budget 2010, soit 30 % en moyenne".
31 janvier 2010
Réflexion dominicale...
Je ne sais pas pourquoi...mais, ces jours-ci...j'ai pensé à cette "cultissime" phrase d'Edouard Herriot, ancien Président du Conseil :
"La politique, c'est comme l'andouillette. ça doit sentir un peu la merde, mais pas trop".
A méditer !


